Le Sacrifice des dames

Le Sacrifice des dames

Jean-Michel Delacomptée

Robert Laffont

  • par (Libraire)
    7 septembre 2017


    La Hongrie au début du 16° siècle. La jeune Judit n'est pas jolie mais elle est très intelligente et cultivée. Elle étudie, entre autres, le nouveau livre de cet Italien, Machiavel, qui commence à circuler, et elle est extraordinairement douée pour les échecs, un don hérité de son père, Gabor, l'ispan (comte) de Paks. Entre une mère odieuse et un père aimant mais qui sombre dans l'alcoolisme, Judit décide très tôt de ce qu'elle veut. Devant l'avance des Ottomans il faut un chef local énergique. Le roi a accepté que Judit succède à son père à la tête du comitat car il n'y a pas d'héritier mâle. Mais les partisans de sa mère, l'ambitieuse Livia, pourraient convaincre le roi que c'est elle qui doive succéder à Gabor. Dans l'un ou l'autre cas ce sera après la mort de celui-ci, bien sûr. Et Gabor n'est pas malade, mais saoul. Alors un projet se forme dans la tête de Judit.
    Le point culminant est un épisode cruel et comique: une partie étonnante, racontée coup par coup. Quelle histoire: la rudesse des mœurs, l'opulence semi-barbare des seigneurs- et ce jeu fascinant où l'on manipule rois, dames, cavaliers, fous...
    Une fable colorée, une fantaisie piquante sur le jeu des rois.


  • 5 septembre 2017

    Echec et mat

    J'aime bien l'idée de construire un roman autour du jeu d'échecs, c'est original et stratégique à souhait. J’ai démarré cette lecture avec enthousiasme, mais j'ai été rapidement agacée par Judit, personnage aussi cupide et avide de pouvoir que ses parents qu’elle rêve d'ailleurs de trucider. Elle n’est pas pour moi une héroïne exceptionnelle et j’avoue que je n’ai pas envie de la suivre dans ses délires de destruction et d’autodestruction, et cela même si l’auteur écrit fort bien.