Trencadis

Trencadis

Caroline Deyns

Quidam

  • par (Libraire)
    22 janvier 2021

    Un texte fort, puissant, inventif !

    Avec sa forme hybride, son ton brut et poétique, Caroline Deyns dépasse le roman biographique et nous livre un véritable bijou littéraire, aussi beau et déstabilisant que son sujet.


  • par (Libraire)
    18 décembre 2020

    L'art comme engagement, l'art comme enragement !
    C'est une pionnière, une amazone de l'art, une guerrière saisissante de force et de volonté ! Avec Niki le Saint Phalle, l'art devient un engagement total, un exutoire aussi..
    Caroline Deyns propose un portrait éclaté de l'artiste et de la femme, pour raconter son art et ses combats. Une ode à la détermination et à l'indépendance.

    Guillaume, Charlemagne Toulon


  • par (Libraire)
    13 novembre 2020

    Une biographie, oui, romancée, certes, un destin exceptionnel une confession encore deux fois oui, mais aussi une histoire d'amour, une tragédie grecque, une ôde à la féminité, des monstres cachés sous le lit, une montagne de folie...
    Bref, ce récit, c'est du lourd.
    Ne vous y aventurez pas les mains dans les poches, à un moment il vous faudra bien sortir les mouchoirs, feuilleter quelques catalogues d'exposition et refaire la déco pour mettre un peu plus de couleurs dans votre intérieur.
    Niki de Saint Phalle ou l'art comme réponse à la fadeur, de la rondeur voluptueuse pour rassurer les angles, des gerbes de couleur pour cautériser la douleur, de la poésie pour abuser la violence.

    " J'ai eu de la chance de rencontrer l'art parce que j'avais, sur le plan psychologique, tout ce qu'il faut pour devenir une terroriste."

    "Trencadis" est un livre à l'écriture magique, inspirant et inspiré, qui fourmille de trouvailles littéraires et d'une créativité dégoulinante pour dire le choix d'une vie, l'orientation d'un destin qui excluait maternité et vie domestique, bien trop castratrices pour cet esprit en ébullition.
    L'occasion de raconter ces femmes qui ont plus d'un compte à règler avec les hommes, raconter ces femmes qui ne peuvent pas se passer des hommes, raconter parfois cette complicité enivrante, dénoncer des abus, rhabiller des désillusions. Raconter la vie malgré tout, à condition que, sans aucun tabou.
    Un texte d'une beauté bouleversante qui vous fera découvrir les mille facettes d'une femme pétrie de fureur et de joie...


  • par (Libraire)
    12 novembre 2020

    Conseillé par Marie-Laure

    Le « trencadis » est un type de mosaïque à base d’éclats de céramique, typique de l’architecture moderniste catalane. On l’utilise notamment pour qualifier le travail de Gaudi.
    Construire à partir de ce qui a été détruit, c’est l’histoire de la vie de Niki de Saint Phalle. Fragile, traumatisée dans son enfance, souvent malade des poumons, Niki s’est reconstruite grâce à l’Art. « C’est chez les fous, dit-elle, que j’ai commencé à peindre. » On connaît tous plus ou moins cette plasticienne franco-américaine, fille d’une grande famille aristocrate, qui
    a abandonné mari et enfants pour pouvoir créer. Mais dans "Trencadis", on va au-delà de la simple biographie romancée. A travers Niki et différentes formes de narration (qui s’emboîtent comme un trencadis), Caroline Deyns provoque des débats autour de l’instinct maternel ou de la place de la femme dans les foyers et la société. L’autrice montre également la façon dont les œuvres de Niki de Saint Phalle étaient reçues dans le monde. Le portrait de Niki est sans complaisance. Elle n’est pas idéalisée et c’est tant mieux. Cependant, "Trencadis" reste un livre hommage à une grande artiste et une femme fascinante.


  • par (Libraire)
    10 novembre 2020

    Une mosaïque magnifique

    Raconter la vie de Niki de Saint Phalle de manière linéaire. En trois temps par exemple. Premier temps: Catherine de Saint Phalle née le 29 Octobre 1930 à Neuilly. Deuxième temps: vie et souffrances de Niki, artiste plasticienne. Troisième temps enfin: mort de Niki le 21 Mai 2002 en Californie. Impossible et inconcevable compte tenu de l’existence tourmentée de l’artiste. Comme si une vie n’était qu’un début, un milieu, une fin. Comment faire alors ? Comme l’oeuvre de Niki, partir de « la dislocation vers la reconstruction », « broyer le figer pour enfanter le mouvement », utiliser le Trencadis cette mosaïque d’éclats de céramique et de verre pour reconstituer un tout. De la vieille vaisselle recyclée. Comme Gaudi dans le parc Güell, comme Caroline Deyns dans son récit.

    L’écrivaine va ramasser de ci de là de multiples éclats, elle va les raconter, les poser, les coller sur la feuille. Peu importe leur origine. Ici un forain qui va prêter sa carabine pour faire exploser ces tableaux cible. Là, deux femmes d’aujourd’hui conversent sur la voisine qui a abandonné ses enfants, devisant sur l’instant maternel, le féminisme, la liberté. Ou encore Eva Aeppli, la femme de Jean Tinguely, qui nous explique comment elle mit son amant dans les bras de Niki. Comme dans les oeuvres de Niki, la forme est disparate, multiple, selon les périodes, les époques. La chronologie est explosée et pourtant la vision globale du récit est claire, nette, compréhensible, magnifique. Le lecteur a simplement le sentiment d’avoir pris le recul nécessaire pour admirer l’oeuvre, la vie, dans son ensemble. Ce petit pas en arrière, de côté qui ouvre la perspective et dévoile les ombres et la lumière. La lumière, la sculptrice la capte par sa beauté qui lui donne un côté « jeune fille de bonne famille », bourgeoise, capable d’impressionner la pellicule pour un mannequinat qu’elle rejette, trop superficiel et anodin. Cheveux lissés, collier de perles, on dirait dans son milieu que l’on peut lui « donner le Bon Dieu sans confession ». Mais dans son milieu, comme dans tous les milieux, l’enfance est le moment de tous les dangers et le traumatisme qu’elle va subir à l’âge de 11 ans, le viol par son père, va projeter sur toute sa vie ses maléfices: mariage précoce, enfants abandonnés, internement psychiatrique, la litanie de souffrances va pouvoir s’égrener jusqu’à la mort.

    Pourtant, la vie révèle aussi de belles choses et le corps de Niki suit les méandres de son oeuvre, ce corps essentiel, qui lui sert au plaisir et à exprimer ses sentiments: les courbes, comme celles de ces Nanas trop souvent réductrices de son oeuvre, pour « déliter la moindre de ses tensions », « l’arête, la ligne droite, la symétrie » comme signe de détestation. Eclats de verre à côté de morceaux de céramique, dans ce livre à nul autre pareil, sous le regard hypnotique de Niki, qui semble interroger le lecteur, Carolyne Deyns, saisit l’essentiel, le mal être d’une femme coincé au départ entre les conventions sociales de son milieu et sa volonté d’être libre, de s’affranchir de l’indicible.
    Les voix sont multiples, le collage des mots et des pages, magnifique et parfaitement agencé sous l’apparence du chaos. Le livre explique la création multiforme de Niki, qui trouvera son aboutissement final dans son fameux jardin des Tarots en Toscane, mais épouse aussi la cause féministe: mère ou artiste? Femme ou maitresse? Potiche ou amante? Niki de Saint Phalle fut à la croisée des réponses, décidant parfois de faire tout exploser faisant surgir le sang sur des toiles blanches, ou refusant le « gribouillage-noir noir noir » pour sculpter des femmes au gros ventre « qui ont mangé le ciel le soleil les nuages l’arc-en -ciel et tout ».

    Eric


  • 9 novembre 2020

    Une femme kaléidoscopique

    Installez vous confortablement, à vos côtés vous aurez au préalable préparé une théière fumante et quelques carrés de 🍫 et dans l’une de vos mains Trencadis. Résultat, vous êtes parés pour un délicieux moment de #lecture.
    Caroline Deyns vous accompagne sur le chemin de la découverte de Niki, Christine Marie-Agnès Fal de Saint-Phalle. Cette biographie, romancée, au titre évocateur : Trencadis, un terme technique de mosaïque (détruire un motif pour en reconstruire un nouveau) définition qui correspond parfaitement à sa vie . [p209] de retour à New-York, elle revoit ses parents et leur signifie “qu’elle va bien maintenant loin d’eux, qu’elle a réussi à reconstruire cette fille qu’ils avaient patiemment mise en pièces, qu’elle est bloc, et grosse, de projets, de plaisirs, d’avenirs.”
    Le titre et la forme originale de ce #roman collent parfaitement à la femme kaléidoscopique, mannequin, actrice, “Artiste” à la fois fragile, dépressive, forte, exubérante et passionnée ; bref une lecture passionnante !


  • 2 novembre 2020

    Un grand roman qui rend hommage à la femme unique que fût Niki de Saint Phalle.
    Portrait d'une femme puissante, féministe avant l'heure, créatrice iconoclaste, sachant faire face à l'impensable et l'innommable qui fracassent l'existence à jamais.
    Un texte brillamment construit, entrecoupé d'entretiens fictifs, de citations, d'extraits d'archives ou de réflexions sur la condition féminine.
    Formidablement écrit, "Trencadis" sera, sans conteste, un très grand succès de la Rentrée Littéraire 2020.
    .
    Conseillé par Chloë


  • par (Libraire)
    28 octobre 2020

    A travers le récit de multiples personnes ayant côtoyé l'artiste, Caroline Deyns dresse un portrait en mosaïque de Niki de Saint Phalle. Un personnage extraordinaire et une construction littéraire d'une grande virtuosité !


  • 15 octobre 2020

    Le fond, la forme, l'esprit et la folie, tout est Niki de Saint Phalle dans ce roman biographique d'une justesse terrible et d'une beauté sans concessions.
    Céline


  • par (Libraire)
    3 septembre 2020

    Un formidable roman !

    Un formidable roman sur le destin de Nikki de Saint Phalle, rebelle et féministe.
    Un hymne à la liberté, à l'art et à l'amour.


  • par (Libraire)
    29 août 2020

    Sublimation

    Pourquoi lire la biographie romancée d'une artiste? Pour découvrir la vie d'une femme extraordinaire, qu'on résume, au mieux et c'est bien dommage, à ses Nanas monumentales. Pour comprendre comment l'art est à la fois un moyen de se reconstruire et un formidable outil d'expression de sa pensée. Mais aussi parce que Caroline Deyns propose avec Trencadis un roman singulier dans la forme. Elle joue avec des citations et la typographie, alterne les voix et les points de vue et, grâce à une écriture entrainante, crée une mosaïque, un trencadis, du nom de cette technique utilisée notamment par Gaudí et Nikki de Saint Phalle, qui rend à merveille ce qu'est son héroïne : une somme d'éclats, de couleurs, de formes et de creux.