La légèreté

La légèreté

Catherine Meurisse

Dargaud

  • par (Libraire)
    1 août 2016

    Survivre après Charlie

    Le 6 janvier 2015, Catherine Meurisse a rompu avec l'homme qu'elle fréquentait. Alors le 7 janvier, elle a eu bien du mal à se lever, elle a raté son bus et elle est arrivée en retard à la réunion de rédaction de Charlie Hebdo. Quelques minutes qui lui ont sauvé la vie.
    C'est avec une grande pudeur qu'elle revient sur ce drame et l'année qui s'est écoulée ensuite. Une année de survie, en apnée, où elle a tenté de retrouver un peu de légèreté. Sans mélodrame, elle nous raconte ce passage douloureux de sa vie. Entre émotions, colère, interrogations, un témoignage émouvant.


  • par (Libraire)
    18 juin 2016

    La beauté, l’art comme bouée de sauvetage maintenant les hommes à la surface afin qu’ils flottent avec légèreté et refusent de se laisser couler…
    Magnifique…


  • 15 mai 2016

    Bulles de vie

    C'est drôle, parfois, la rencontre avec une BD. Un titre qui fait penser à Kundera (voulu), des tons pastels délavés, une silhouette de dos, qui avance vers un horizon se diluant dans un ciel couvert, et un bandeau « Aimer, rire, dessiner. Renaître après Charlie ».

    Etonnant ce sentiment, souvent diffus, que « Charlie » est une histoire qui appartient à chacun d'entre nous. Que ses morts, ses survivants, son esprit et même le déroulé du massacre du 7 janvier 2015 sont un peu les nôtres. Une illusion qui n'en est pas totalement une, réactivée par les attentats de novembre dernier, puisqu'une part de nous s'est éteinte ce jour-là. Ce sentiment -trompeur- d'impunité n'est cependant rien au regard de ce qu'ont traversé les dessinateurs de « Charlie » qui ont survécu. Abîmés, amochés, en reconstruction, sous protection, observés à la loupe grossissante des médias pour quelques-uns...

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  • par (Libraire)
    8 mai 2016

    Après avoir échappée aux attentats de Charlie Hebdo, Catherine Meurisse nous raconte son année et sa tentative désespérée de refaire surface. Nourrie par la peur de perdre sa sensibilité artistique, choquée de voir sa mémoire disparaître, elle choisit de rompre le silence en partant pour Cabourg puis Rome, se confrontant à toutes sortes de figures artistiques telles que Proust, Stendhal, Nietzsche. C'est à travers un dessin doux et léger qu'elle nous raconte sa détresse, son besoin de vivre à nouveau. Une quête de survie qui sera finalement « récompensée » puisqu'elle retrouvera dans l'art ce qu'elle avait perdu...
    Une succession d'images fortes et poignantes, qui vous tirerons des larmes... A lire absolument.


  • par (Libraire)
    30 avril 2016

    Après les attentats au bureau de Charlie Hebdo, l'assassinat de ses collègues et compagnons de route en dessins de presse, Catherine Meurisse a bien du mal à se remettre à l'humeur vagabonde de ses croquis. C'est le vide et le désespoir qui l'assaillent quoiqu'elle tente, voyages au grand air de la mer, amitiés, lectures...
    Aujourd'hui sort le récit en bulles de son long chemin pour en sortir. Et on peut dire qu'elle se retrouve, qu'on la retrouve avec tout son esprit malicieux, son art de la citation, du pastiche et ici son autodérision...
    A la lire régulièrement, notamment dans « Mes hommes de lettres » ou « Moderne Olympia », on comprend surtout que la littérature et les beaux-arts encore davantage ne nourrissent pas seulement son imaginaire et sa spécificité dans le monde de la bande dessinée mais sont au cœur de son rapport au monde et lui sont aussi nécessaires que le souffle qu'elle tente de reprendre. Chemin faisant cette renaissance se fait par et grâce à la beauté retrouvée. A la barbarie et la violence elle oppose la culture, un art d'en vivre.