Conseils de lecture

James & Nora, Portrait de joyce en couple

Portrait de joyce en couple

Sabine Wespieser Éditeur

13,00
par (Libraire)
4 mars 2021

De la reconnaissance. Tous les auteurs ont un jour été fans...

James et Nora nous raconte un Joyce intime. C'est aussi le portrait en creux de la lectrice reconnaissante qu'est Edna O'Brian.
Sabine Wespieser a eu la bonne idée de joindre à cet hommage un petit essai de Pierre-Emmanuel Dauzat, qui pourrait bien donner envie de se plonger dans la bibliographie d'Edna O'Brien et pourrait même réconcilier avec Joyce ses lecteurs découragés les plus récalcitrants, par une proposition d'explication passionnante de ce qu'est la langue de l'auteur d'Ulysses, ce roman incontournable, si souvent commencé et si rarement lu intégralement.


Un papillon, un scarabée, une rose
22,50
par (Libraire)
6 février 2021

Telle mère, telle fille?

Une mère. Internée parce que déprimée.
Une fille. Elevée par son oncle et sa tante. Une petite fille devenue grande qui, en racontant son parcours et celui de sa mère, nous confronte à la frontière ténue entre folie et excentricité, à la différence entre délire et simple étrangeté.


Alger, journal intense, Vie et mort de Karim Fatimi, écrivain (1968-2014)

Vie et mort de Karim Fatimi, écrivain (1968-2014)

Macula Éditions

22,00
par (Libraire)
11 novembre 2020

Chaos intense

Un homme meurt. Une femme, Mounia, décide de tenir un journal, "rédigé à la deuxième personne du singulier. Au présent de l'éternité", qu'elle adresse à son mari.
On la suit alors dans sa tentative de surmonter le malheur qui la frappe, par la relation des jours où elle apprend à vivre sans sa moitié, dans un quotidien bouleversé par l'absence et rythmé par les plongées qu'elle fait dans les papiers et les carnets de son époux, qu'elle découvre au fil des jours et qu'elle enchâsse dans son propre journal.
"Alger, journal intense" est d'abord le journal de deuil d'une femme amoureuse qui perd son conjoint brutalement. C'est également une chronique de l'Algérie contemporaine, depuis la fin des années quatre-vingts, chaotique, drôle par moment, fragmentaire. Intense en tout cas.
C'est enfin, et peut-être surtout, le roman d'un écrivain talentueux puisque Mustapha Benfodil propose rien de moins que la lecture agréable d'une expérience formelle d'écriture, un puzzle. Une forme parfaite pour rendre compte aussi bien du chaos individuel de celle qui se retrouve seule que de la complexité d'un pays entier. Les Editions Macula aurait pu éditer une expérimentation formelle intimidante ou un jeu d'écriture ennuyeux. Dans une maquette élégante, l'éditeur offre au lecteur l'accès à un de ces romans qu'on garde dans sa bibliothèque.


Trencadis
22,00
par (Libraire)
29 août 2020

Sublimation

Pourquoi lire la biographie romancée d'une artiste? Pour découvrir la vie d'une femme extraordinaire, qu'on résume, au mieux et c'est bien dommage, à ses Nanas monumentales. Pour comprendre comment l'art est à la fois un moyen de se reconstruire et un formidable outil d'expression de sa pensée. Mais aussi parce que Caroline Deyns propose avec Trencadis un roman singulier dans la forme. Elle joue avec des citations et la typographie, alterne les voix et les points de vue et, grâce à une écriture entrainante, crée une mosaïque, un trencadis, du nom de cette technique utilisée notamment par Gaudí et Nikki de Saint Phalle, qui rend à merveille ce qu'est son héroïne : une somme d'éclats, de couleurs, de formes et de creux.


Une histoire des langues et des peuples qui les parlent
par (Libraire)
7 mai 2020

Géographe de formation, Jean Sellier s'attaque ici à l'histoire des langues. L'ouvrage est monumental et le dispositif très bien pensé pour en avoir une lecture la plus libre possible : plusieurs entrées (par langue, époque, pays) permettent en effet de circuler librement d'un pays et d'une langue à l'autre, en composant ainsi son propre itinéraire.
Sorte d'encyclopédie- dictionnaire, ce livre est une véritable invitation au voyage et aux découvertes ; les langues (mais aussi certains dialectes) sont décrites en soulignant leurs interactions réciproques, mettant ainsi à mal toute idée d’étanchéité ou de pureté que certains discours attribuent parfois aux langues.
En étudiant leur comportement et leur évolution, Jean Sellier montre bien qu'une langue n'existe pas sans ses locuteurs, et par-là même, le caractère bénéfique des transformations et des transferts de mots, qui ne connaissent pas de frontières.