De quoi la police est-elle le nom?

De quoi la police est-elle le nom?

5 titres pour pouvoir réfléchir à cette institution si particulière.

Poétique de la police
17,00

Qu'est-ce que la police ? À l'heure où il ne se passe presque plus un jour sans qu'un nouveau scandale ne frappe le travail des forces de police dans le monde, la question est devenue brûlante. Mais il y a un problème : personne ne semble avoir de réponse véritable à proposer. Gardienne de l'ordre ? Protectrice des citoyens ? Bras armé du souverain ? Condition nécessaire au libéralisme ? Preuve de civilisation de sociétés refusant toute violence autre qu'officielle? Ou bien tout cela à la fois – et quelque chose d'autre encore ? Depuis plus d'un siècle, philosophes, sociologues, anthropologues, psychanalystes ont tenté de défendre l'une ou l'autre de ces réponses, sans parvenir à l'imposer de manière durable. Et si la solution résidait dans un changement de point de vue ? Et si, au contraire de ce que l'on affirme souvent, la seule manière de pouvoir comprendre quelque chose à la police était de se tourner vers la fiction ? Et si les héros iconiques de la pop culture pouvaient nous en apprendre davantage sur la police que les plus savants traités ? Tel est le choix de Laurent de Sutter : faire le pari de l'intelligence des images dans la compréhension de ce qui nous affecte le plus – suivre les images dans la manière dont celles-ci nous racontent la police au présent. De James Ellroy à Police Academy, de Jean-Pierre Melville ou Maurice Pialat à l'inspecteur Harry, des émeutes de Hong Kong en 1967 à Y a-t-il un flic pour sauver la reine, de John Woo aux banlieues parisiennes en 2004, entre mille variations inattendues, c'est une tout autre vision de la police que propose cet ouvrage.


Police, pouvoirs et devoirs - 1ère édition
3,00

Cet ouvrage synthétique a pour objet de décrire les pouvoirs et les devoirs du policier ou du gendarme, selon son niveau hiérarchique, et, corrélativement, de montrer le niveau de contrôle administratif ou judiciaire auquel ces agents sont soumis, conférant au citoyen des recours diversifiés : civil, pénal, administratif.


Sociologie de la police - Politiques, organisations, réformes, Politiques, organisations, réformes
29,00

La police au sens large – nationale, municipale, privée, gendarmerie – constitue un véritable acteur du jeu politique et un enjeu d’une centralité croissante dans le débat public. Mais elle est aussi un instrument de production de sens et de représentations politiques en ce qu’elle contribue à l’émergence de catégories descriptives qui participent de l’imaginaire collectif : crime crapuleux, outrage, racaille, violence collective, manifestation, ordre public… en sont des exemples connus. La police est devenue un élément incontournable des sociétés contemporaines.
Pourquoi et comment la police s’est-elle constituée ? Quelle est la nature de l’organisation policière et quels rapports entretient-elle avec les autorités politiques ? Qui sont les agents de police (leur origine, leur profil) ? En quoi consistent leurs activités et quelles en sont les déviances ? Quelles transformations et réformes sont aujourd’hui possibles ?
Pour répondre à l’ensemble de ces questions, ce manuel sans équivalent propose à la fois une sociologie et une science politique de la police. Riche en exemples dépassant le seul cadre français, appuyé sur de nombreux travaux de terrain et une dense littérature, il vient éclairer de manière originale les rapports entre la police et le politique, et interroger le fonctionnement de nos démocraties.


La force de l'ordre / une anthropologie de la police des quartiers
10,50

Fondé sur une enquête conduite pendant près de deux ans auprès de la brigade anti-criminalité d’une banlieue parisienne, cet ouvrage met en lumière l’exception sécuritaire à laquelle sont soumises les « cités ». À l’opposé des épisodes spectaculaires qui nourrissent nos imaginaires, il montre l’ennui et l’inactivité des patrouilles, la pression du chiffre et les doutes sur le métier, les formes invisibles de violence et les relations ambiguës avec le monde politique, la banalité du racisme et des discriminations.Loin d’une posture confortable de dénonciation, cette anthropologie critique s’efforce d’approfondir un nécessaire débat sur la manière dont on police aujourd’hui les milieux populaires et, singulièrement, les jeunes de familles immigrées.Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié La Raison humanitaire (« Hautes Études », 2010) et L’Empire du traumatisme (Flammarion, 2008).


La domination policière / une violence industrielle
15,00

La violence policière n'a rien d'accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu'entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l'entre-deux-guerres et les brigades anticriminalité (les BAC) dans les "cités" actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant.
Il s'agit toujours de maintenir l'ordre chez les colonisés de l'intérieur; de contenir- les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes "non létales" - Flash Ball, Taser... - propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition. Rigouste montre comment l'expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l'intérieur des métropoles impériales.
Cette enquête, fondée sur l'observation des techniques et des pratiques d'encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.