Programme ENS 2019/2020

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L'Imaginaire, Psychologie phénoménologique de l'imagination

Psychologie phénoménologique de l'imagination

Folio

9,50

Dans L'imagination (1936), Sartre avait mené une analyse critique des théories de l'image mentale depuis Descartes.L'imaginaire, qu'il écrivit à la suite, tente d'abord ce qu'il appelle une «phénoménologie» de l'image, c'est-à-dire qu'il inventorie et conceptualise tout ce qu'une réflexion directe, voire subjective, peut apprendre de certain sur la conscience imageante ; il écarte donc les théories de ses prédécesseurs tout en se servant, souvent contre eux, de leurs observations concrètes, aussi bien que de sa propre subjectivité. Puis il en vient au probable, à savoir à ses propres hypothèses sur la nature de l'image mentale, ce qui l'amène à se poser des questions qui débordent la psychologie phénoménologique : Cette possibilité qu'a la conscience de se donner un objet absent est-elle contingente ? Quel est son rapport avec la pensée ? avec le symbole ? Que représente l'imaginaire dans la vie de la conscience, dans notre position du réel ? Et enfin quelle est la réalité de l'œuvre d'art, cet irréel ?
Édition revue par Arlette Elkaïm-Sartre en 1986, augmentée d'une présentation en 2005



L'être et le néant, Essai d'ontologie phénoménologique

Essai d'ontologie phénoménologique

Gallimard

18,50

L’être et le néant est un des textes majeurs de la deuxième moitié du XXᵉ siècle. Jean-Paul Sartre (1905-1980) y pose les fondations de l’existentialisme : si Dieu n’existe pas, l’homme ne trouve ni en lui, ni hors de lui, des excuses ou des valeurs auxquelles s’accrocher ; dès lors que l’existence précède l’essence, nul ne peut se réfugier derrière une nature humaine donné et figée. Où qu’il regarde, l’homme est seul, sans excuses, condamné à être libre. «L'être ne saurait engendrer que l'être et, si l'homme est englobé dans ce processus de génération, il ne sortira de lui que de l'être. S'il doit pouvoir interroger sur ce processus, c'est-à-dire le mettre en question, il faut qu'il puisse le tenir sous sa vue comme un ensemble, c'est-à-dire se mettre lui-même en dehors de l'être et du même coup affaiblir la structure d'être de l'être. Toutefois il n'est pas donné à la "réalité humaine" d'anéantir, même provisoirement, la masse d'être qui est posée en face d'elle. Ce qu'elle peut modifier, c'est son rapport avec cet être. Pour elle, mettre hors de circuit un existant particulier, c'est se mettre elle-même hors de circuit par rapport à cet existant. En ce cas elle lui échappe, elle est hors d'atteinte, il ne saurait agir sur elle, elle s'est retirée par-delà un néant. Cette possibilité pour la réalité humaine de sécréter un néant qui l'isole, Descartes, après les Stoïciens, lui a donné un nom : c'est la liberté.»
Nouvelle édition corrigée par Arlette Elkaïm-Sartre en 1994, suivie d'un index