Elizabeth P.

Les roses fauves
1 décembre 2020

Quel plaisir de participer à l’écriture du dernier roman de Carole Martinez.
Interpellée par une carte postale d’un village breton où figure une femme qu’elle pense boiteuse, elle y loue une maison pour écrire un roman sur Barbe Bleue.
Là, elle fait la connaissance de Lola, la postière, boiteuse elle aussi.
Lola, détentrice des secrets de ses aïeules enfermés dans des cœurs cousus.
Lors, Barbe Bleue s’éloigne, et elle commence à écrire l’histoire de Lola et celle de la boiteuse de la carte postale.
C’est onirique, poétique, un peu fantastique.
En quelques mois, on croise plein de personnages différents mais aux destins un peu semblables.
La magie des fleurs et des odeurs s’empare du lecteur.
Tout est magique, tourbillonnant, envoûtant.
Le style est aussi riche et captivant que dans ses deux premiers romans.
Un grand bonheur que d’avoir lu ce livre.

15,00
24 novembre 2020

Si le corona nous a bien pourri l’année, ce dicorona nous remet de la joie au cœur.
Chaque jour lors du premier confinement, Olivier Auroy nous offrait sur internet un mot nouveau tiré de la situation :
coronavirer, fiascorico, malterner, medicâliner, pandémiurge, partousser, psycho-pâtes……
Une succession de bons mots jubilatoires.
Dans ce recueil, chaque mot est assorti de sa définition et d’un court texte illustrant la situation.
Et chaque texte est signé d’un illustre auteur en rapport avec le mot expliqué :
N. Arc, O. Pignon, S. Thomas, P. Tank...
Il faut dire que les mots, il connaît ça Olivier Auroy.
Il est onomaturge, c'est-à-dire qu’il crée des mots pour de grandes marques.
En tout cas merci à lui de nous redonner le sourire en cette période morose.

Alabama 1963
24 novembre 2020

À Birmingham, en Alabama, l’année 1963, des fillettes noires disparaissent.
Leur corps, souvent violé, est découvert plusieurs jours après leur disparition.
La police fournit peu d’efforts pour mettre la main sur le coupable.
Bud, un ancien policier blanc devenu détective est chargé par les parents d’une petite disparue de retrouver le coupable.
Alcoolique, rustre, raciste, mal embouché, il commence son enquête.
Adela, sa femme de ménage noire l’aide dans ses recherches, ce qui n’est bien vu ni par les blancs ni par les noirs.
Un roman d’une forme classique qui nous tient rapidement en haleine.
Tous les problèmes de racisme, d’intolérance sont bien présents.
L’amitié improbable qui naît entre Bud et Angela est émouvante, et la fin du roman m’a arraché quelques larmes.
L’histoire est super bien construite.
On tâtonne, on avance, on croît trouver, on se trompe, on recommence à chercher.
La ségrégation ne facilite pas les choses.
L’ambiance de cette époque est parfaitement rendue.
C’est franchement une très belle histoire et super bien écrite.

Tenir jusqu'à l'aube
21 septembre 2020

Une jeune femme qui travaille en free-lance élève seule son enfant de deux ans.
C’est souvent la galère, émotionnelle, financière…..
Elle lit beaucoup de forums et surtout, le soir, elle s’octroie quelques heures de liberté en laissant son enfant seul pour aller marcher dans les rues de Lyon.

Et bien voilà, après avoir lu ce livre, c’est la fin de mon aventure avec Carole Fives.
Je n’avais pas apprécié « Une femme au téléphone »
Celui-ci est un peu moins pire mais je l’ai trouvé trop facile.
L’auteure joue un peu trop sur la modernité, sur la facilité, comme la comparaison avec la petite chèvre de Monsieur Seguin.
Le style est quelconque, sans particularité.
Il y a beaucoup de clichés, de platitudes.
Seul point positif, c’est que ça m’a fait penser à la chanson d’Anne Sylvestre : « Rose »

Histoire du fils
15,00
21 septembre 2020

Au début, beaucoup de phrases un peu embrouillées et de nombreux personnages ne facilitent pas la compréhension.
Ensuite, on change souvent d’époque et ça se complique un peu plus.
Mais qu’est-ce qu’elle est captivante, cette histoire de famille.
Et tellement bien écrite.
Je me suis demandé si Marie-Hélène Lafon était compliquée, ou malicieuse, ou légèrement sadique pour nous imposer toutes ces périodes en désordre.
De 1908 à 2008. Cent ans exactement.
Entre le Lot, le Cantal et Paris, des générations se suivent entre joies familiales et secrets.
Mais rien n’est dans l’ordre chronologique et les méninges du lecteur sont mises à contribution.
Que de retours en arrière j’ai dû faire quand la situation m’échappait.
Mais il faut bien le dire, c’est encore un très bon roman de Marie-Hélène Lafon, avec des personnages fouillés et attachants.