Les vies de Maria

Les Éditions Noir sur Blanc

18,00
par (Libraire)
30 avril 2020

Un livre- mosaïque

Hanna Krall est avare de mots, et c'est tant mieux. Son écriture, toujours à mi-chemin entre journalisme et littérature, n'est en fait ni journalistique ni littéraire. C'est une écriture épurée, aux phrases courtes, simples, d'un incroyable foisonnement, et qui lui appartient complètement.
"Les vies de Maria" est peut-être son livre le plus extrême : "un livre sans fin", comme le dit sa traductrice Margot Carlier, où "plusieurs grilles de lecture sont possibles". Ayant en horreur le style fleuri et trop descriptif, Hanna Krall a toujours préféré les phrases courtes et elliptiques, et laissé la place aux silences. Ici, aucune parole n'est superflue. Et tout est dense, sans être saturé. Elle fait travailler notre imagination, et n'impose jamais son point de vue.

"Plus la tragédie est grande, moins il faut de mots pour la décrire", dit-elle souvent. En la lisant, on mesure à quel point son travail vaut la peine d'être lu.

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