Soirée Sine Qua Non : La bibliothèque urbaine essentielle de Patrick Varetz

Soirée Sine Qua Non : La bibliothèque urbaine essentielle de Patrick Varetz

La ville, fantasme d'écrivain


Le Quatuor d'Alexandrie

Justine / Balthazar
Mountolive / Clea

Préface de Vladimir VolkoffTraduction de Roger GirouxAnnotation et postface de Christine Savinel


La place de l'Étoile
6,60

En exergue de cet étonnant récit, une histoire juive : «Au mois de juin 1942, un officier allemand s'avance vers un jeune homme et lui dit : "Pardon, monsieur, où se trouve la place de l'Étoile ?" Le jeune homme désigne le côté gauche de sa poitrine.» Voici, annoncé en quelques lignes, ce qui anime le roman : l'inguérissable blessure raciale.Le narrateur, Raphaël Schlemilovitch, est un héros hallucinatoire. À travers lui, en trajets délirants, mille existences qui pourraient être les siennes passent et repassent dans une émouvante fantasmagorie. Mille identités contradictoires le soumettent au mouvement de la folie verbale où le Juif est tantôt roi, tantôt martyr et où la tragédie la plus douloureuse se dissimule sous la bouffonnerie. Ainsi voyons-nous défiler des personnages réels ou fictifs : Maurice Sachs et Otto Abetz, Lévy-Vendôme et le docteur Louis-Ferdinand Bardamu, Brasillach et Drieu la Rochelle, Marcel Proust et les tueurs de la Gestapo française, le capitaine Dreyfus et les amiraux pétainistes, Freud, Rebecca, Hitler, Eva Braun et tant d'autres, comparables à des figures de carrousels tournant follement dans l'espace et le temps. Mais la place de l'Étoile, le livre refermé, s'inscrit au centre exact de la «capitale de la douleur».
Nouvelle édition revue et corrigée


Quartier perdu
6,60

Un dimanche de juillet, Ambrose Guise arrive à Paris. Personne. Sauf les statues. Une ville fantôme, lui semble-t-il, après un bombardement et l'exode de ses habitants. Auteur de romans policiers anglais, il vient rencontrer son éditeur japonais. Mais il va profiter de ce voyage pour élucider les mystères de son passé, du temps où il était français et s'appelait Jean Dekker, il y a vingt ans. Il fait alors surgir dans un Paris crépusculaire, halluciné, des lieux étranges : une chambre secrète rue de Courcelles, en face d'une pagode ; un grand rez-de-chaussée donnant sur un jardin, place de l'Alma. Il réveille les spectres de Georges Maillot, au volant de sa voiture blanche, de Carmen Blin, Ghita Wattier, des Hayward... Tout un quartier perdu de la mémoire est ainsi revisité, et délivre le secret de ses charmes, et de ses sortilèges.


Le Sonneur
6,60

«Il guettait la jeune femme qui, pour une fois, lui paraissait jolie. Elle était seule et le sac qu'elle portait en bandoulière sur l'épaule semblait lourd... Le coup rêvé...Il s'avança sans bruit et si vivement qu'elle n'eut pas le temps de crier. Son bras lui encercla la gorge et il l'entraîna dans la ruelle.- Pas un mot ! souffla-t-il, tout en la coinçant contre le mur de brique. Son poing partit au même instant, s'écrasa sur la figure de la femme. Ensuite, ce fut un jeu d'enfant de lui arracher son sac... et de s'incliner gracieusement devant elle en déclarant : - Clifford vous remercie, madame !»